CÂBLE OU BATEAU :

Même si la pratique câble est marginale aux États Unis (80% des pratiquants utilisent un bateau), le nombre de wakeboard conçu pour une utilisation câble occupe une grande part dans les gammes des grandes marques. L’Europe avec l’Allemagne, la France et l’Angleterre (sorry I forget the Brexit !) reste majoritairement friand de boards pour WakePark.

WAKEBOARD CABLEPARK :                   

Comme vous le savez les boards de câble se caractérisent par une semelle renforcée spécialement adaptée aux nombreux passages sur les modules. Ce revêtement type Téflon est souvent accompagné d’un champs ABS sur le rail qui résiste aux chocs. Il n’est en effet pas rare de heurter un module avec le rail de la planche.

La plupart des boards de wake câble ont également un noyau en bois pour renforcer leur solidité mais aussi permettre de fléchir plus facilement. Cette flexion accrue permet d’adoucir les réceptions et facilite les press lorsque l’on glisse sur les modules. Un nose press ou un tail press demande que la spatule plie fortement pour aider la stabilité et procurer du ressort pour pouvoir enchaîner une autre figure ou sortir du module. Le flex est recherché en spatule alors que le centre de la board doit être plus rigide et nerveux pour faciliter le pop. La construction en noyau bois permet aussi de réduire l’épaisseur de la board. Ceci permet de mieux cranter (accrocher lors des prises de carre) car la planche pénètre plus profond dans l’eau grâce à son faible volume sur le champ. Cette particularité est d’autant plus intéressante que l’immense majorité des planches vouées à une utilisation câble ne sont pas pourvues d’aileron.

WAKEBOARD BATEAU : 

En utilisation bateau on reste sur des constructions traditionnelles, c’est-à-dire rigide pour avoir une planche énergique car on vient « percuter » la vague du bateau. On génère ainsi plus de pop avec une planche qui ne plie pas et qui restitue bien toute l’énergie. On a la plupart du temps une construction fibre de verre avec un noyau en mousse haute densité. Généralement la semelle n’est pas prévue pour glisser sur des modules. Il n’est cependant pas impossible d’utiliser une board câble derrière un bateau. Le seul problème c’est l’absence d’aileron (attention aux slides incontrôlés). Si votre planche n’a pas d’aileron vous allez avoir besoin d’un peu de pratique pour pouvoir faire de bonnes prises de carre et avoir suffisamment de vitesse pour prendre appel sur la vague.

TENDANCE sur le STANCE et la TAILLE des WAKEBOARDS:

En 2020 la plupart des grandes marques ont rapproché leurs inserts pour permettre un stance plus rapproché (écartement des pieds). En effet l’appel en saut, les rotations et le transfert avant/arrière sont facilités avec un stance plus faible. Cette tendance qui peut sembler une mode pour certain correspond à un style plus jeune que l’on retrouve de plus en plus sur les WakeParks. Ceci s’accompagne surtout d’un allongement des planches. Il n’est pas rare de voir un rider de 50/60 kg sur une board 145 ….. (ce qui correspondait à un 90 kg il y a seulement 3 ans !!!). Le fait de rider « oversize » demande un peu plus de physique surtout sur des planches à rocker constant. On a effectivement sur ces planches qui ont une forme « bananée » la sensation de pousser l’eau mais on gagne en maniabilité et en vivacité. A l’inverse sur des rockers 3 niveaux ou la planche est plus tendue (plane) entre les pieds, la glisse est plus fluide et la vitesse est instantanée avec moins de pression dans les bras.