Cette semaine la #teamvagueetvent a pu découvrir en exclu, le dernier film de la marque Picture, In Gora.

In Gora c’est d’abord 44minutes d’images à couper le souffle, d’aventure et de snow. Toute la team Picture qui embarque avec une famille de nomades à bord d’un school bus complètement réaménagé, c’est l’idée folle de ce trip qui va traverser 5 pays : Autriche, Slovénie, Bulgarie, Macédoine et Monténégro. Tout ça pour découvrir de nouveaux spots et aller à la rencontre des populations locales qui n’ont parfois encore jamais vu un snowboard, ou ne sont encore jamais monté sur des skis.

Crédit photo @Louis Garnier

Gora c’est la “forêt”, les “sapins”. Ce mot  porte également un fort pouvoir symbolique et désigne l’énergie de la nature et des hommes qui la portent dans leur cœur. Ce nom prend alors tout son sens lorsque l’on découvre cette jolie histoire. Vous l’avez compris, ce film c’est bien plus qu’une simple vidéo de snowboard, c’est un film qui a du sens. Il parle d’abord de rencontres, de partage mais aussi de vie au contact de la nature. Cette dimension éthique du voyage colle à l’identité de Picture Organic Clothing.

Crédit photo @Louis Garnier

Tout cela donne au film une aura, une âme, renforcée par la réalisation de Andy Collet qui donne à cette histoire toute sa beauté. Il lui a apporté un regard particulier et donné toute son importance à l’image, la lumière, la musique qui réveillent tous nos sens et font de ces 44 minutes, un beau moment. Il nous a d’ailleurs laissé un petit mot sur ses intentions de réalisation pour ce tournage.

Crédit photo @Louis Garnier

Etant directeur de la photo (ou chef op) avant d’être réalisateur,  j’ai appris durant mes différents tournages à allier, une narration avec l’image. Ma première intention dans ce moyen métrage était donc de réussir ce pari, allier une image soignée au service de l’histoire. La suite est un travail fait en amont avec Mathias, c’est-à-dire toute la structure narrative du projet, les destinations et le but de tout ça.

Je voulais raconter une jolie histoire et croiser ces différents personnages qui ont une passion en commun : le ski et le snowboard. Mon intention était de représenter au mieux cette famille de nomades, leurs valeurs, leur philosophie, leurs manière de vivre ou de consommer tout en essayant de garder un rythme accrocheur, une bande son qui colle aux émotions du moment, pour que le message touche un maximum de personnes, du spectateur spécialisé au spectateur qui ne connait pas les « acteurs » et donc le milieu du ski.

La chose la plus dure je crois, a été de redonner la place aux riders dans ce récit, tout en gardant une espèce d’improvisation pour que les réactions prises sur le vif soient le plus sincère possible, et je crois que ca marche plutôt bien ?

Une des dernières choses qui me tenait à cœur, et je reviens donc à l’image, était d’essayer de garder une certaine esthétique et un code temporel le plus proche de la réalité pour que le spectateur rentre le plus naturellement possible dans l’histoire, et que leur sensation se rapproche d’un vrai film que tu vas voir au cinéma.

Mon dernier point sera de dire que ça été un gros travail d’équipe. Mathias a été la personne parfaite avec qui travailler sur ce projet, et je suis content de voir que le film représente nos valeurs communes.

Un pari réussi donc pour l’équipe de tournage et une belle aventure pour tous les riders. Bref, toute la #teamvagueetvent a A-DO-RE ce film, on vous conseille fortement de suivre sa sortie en ligne dès la fin du mois mais surtout d’aller le voir sur grand écran puisqu’il fera le tour des festivals cet hiver en commençant par le High Five Festival d’Annecy. Pour finir de vous convaincre, on a rencontré le fameux Mathias, qui a organisé pour toute sa tribu ce trip inoubliable. Il nous livre en exclusivité pour Vague et Vent les secrets de ce tournage et de l’aventure qu’il a partagé avec toute la team ainsi que les nomades …

Crédit photo @Louis Garnier

– Salut Mathias, le film In Gora fait, à partir de cette semaine, la tournée des festivals, Après avoir vu le film, on se demande tout de suite comment vous est venue cette idée d’organiser ce trip hors du commun pour toute la team Picture ? 

J’ai été séduit par le style de vie très atypique de cette petite famille que je trouve énormément inspirant sur de nombreux sujets. J’ai alors imaginé un voyage d’un mois à travers l’Europe où nos riders iraient à la rencontre de cette famille et voyagerait en immersion dans ce style de vie hors du commun

Crédit photo @Louis Garnier

– On entend parler de toi dès le début de la vidéo, est ce que tu peux nous en dire plus sur le rôle que tu as tenu pour ce projet et pendant le trip ? 

J’ai été à l’origine de l’idée et ai eu le chance de pouvoir poursuivre et concrétiser ce projet en prenant part au voyage. Le gros du travail en amont a été de planifier le voyage. La complexité était de choisir les destinations et les personnes à rencontrer pour chacune. Et bien évidemment il fallait prendre en compte l’enneigement, ce qui était loin de simplifier le travail. La date de début du voyage approchait et il fallait valider les destinations. Après avoir changé 5 fois d’avis en deux semaines, on a plus le choix et on se lance. Par exemple, on avait initialement prévu quelques jours dans les Dolomites. En raison d’un manque de neige, on a changé nos plans en dernière minute pour commencer par l’Autriche. Et au lieu de commencer par les Balkans, nous avons décidé de terminer par les Balkans. Bref, de nombreux changements mais au final je pense que nous avons fait les bons choix. Mon travail était ensuite d’orchestrer le voyage et de mener à bien les différentes actions dans chaque pays.

En dehors du voyage, j’ai beaucoup travaillé avec Andy Collet, le réalisateur du film, pour écrire un synopsis cohérent et trouver une justesse dans les messages que l’on souhaitait faire passer avec Let’s be Nomads.

Crédit photo @Louis Garnier

– Ce qui nous a marqué c’est l’atmosphère unique qui règne autour de ce bus et de la famille qui y vit, les Nomads. Comment s’est déroulé cette rencontre et les kilomètres parcourus tous ensemble dans un si petit espace ? 

Le voyage s’est très bien passé. Il a fallu quelques jours d’adaptation pour optimiser au mieux l’espace, les rangements et le temps de préparation. Quand tu te retrouves à 9 dans un bus, tu apprends à vivre avec les autres. Au début c’est un peu brouillon et tout le monde se marche dessus et au bout d »une semaine tu sens que tout le monde est rôdé. Pendant que 3 riders déjeunent, 3 autres se mettent en tenue de ski. Et ainsi de suite. C’était assez marrant de chercher comment optimiser au mieux le temps le matin. Val et Tim ont l’habitude d’avoir du monde dans leur bus. En dehors de ce voyage, leur bus est un hôtel itinérant et ils ont ainsi toujours du monde à bord. On sentait bien qu’ils sont habitués à vivre à plusieurs dans ce bus. Les riders de leur côté étaient vraiment faciles à vivre, et arrivaient facilement à oublier leur confort. Economie d’eau, la vie en communauté dans un petit espace, etc.

– On sent dès les premières minutes que In Gora n’est pas un film de ski et de snowboard traditionnel. Le slogan “an eco minded journey to a different way of living” résume d’ailleurs bien l’esprit du film. Qu’est ce que ce trip à changé pour toi et pour les membres de la team ?

Comprendre un style de vie différent ! Ils n’ont pas de maison. Leur maison est en fait ce bus dans lequel ils vivent toute l’année. Ca leur permet de voyager en permanence, de découvrir toujours de nouveaux paysages, de nouvelles cultures, etc. L’éducation qu’ils ont choisi également de donner à leur fille est très spéciale et ne conviendrait définitivement pas à tous. Et pourtant, elle est extrêmement intéressante. A 2 ans et demi, Fenna (leur petite fille) a déjà vu énormément de choses, parle aussi bien anglais qu’Hollandais et je pense que ça ne peut que lui amener une grande ouverture d’esprit par la suite. Ils sont également écolos dans l’âme et leur manière de penser est de se dire que ça ne sert à rien de se lamenter sur le sort de la Planète et attendre que les politiciens changent les choses. Il faut avant tout que chacun fasse son maximum à petite échelle. C’est cette prise de conscience de chacun et le fait que chaque personne essaye de faire au mieux pour préserver l’environnement qui va permettre de faire changer les choses. Dans le film on découvre entre autres comment ils parviennent à mettre cela en œuvre malgré le fait qu’ils vivent dans un bus.

Crédit photo @Louis Garnier

– Vous avez traversé 5 pays sur un trip de plusieurs semaines pour seulement 43 minutes de film, est ce que tu peux nous dire qu’est ce qui n’est pas dans la vidéo ? 

On a même traversé 13 pays en tout ! Et nous nous sommes vraiment arrêtés dans 5 pays (Autriche, Slovénie, Bulgarie, Macédoine, Monténégro). Il y a plein de choses qui ne sont pas dans la vidéo. Dans le film nous avons souhaité ne garder que le meilleur contenu, mais nous avons encore beaucoup de contenus que nous n’avons pas dévoilé.

-Pour finir, est ce que tu peux nous raconter ton meilleur souvenir sur ce trip complétement fou ?

L’accueil des locaux au Monténégro m’a beaucoup marqué. Ils ont beaucoup moins de moyen que nous et pourtant ils sont incroyablement accueillants et généreux.

Et leur motivation est juste énorme ! Ils n’ont pas de matériel adéquat : juste quelques vieux habits d’hiver et d’anciens skis. Et pourtant ce n’est pas ça qui va les arrêter : ils grimpent pendant trois heures avec leur skis ou snowboards attachés sur le dos. En France on a tendance à râler quand on s’enfonce dans la poudreuse et qu’on galère. Eux, vu qu’ils n’ont pas d’autres choix, ils grimpent volontairement pendant 3 heures dans la poudreuse. La neige leur arrive à hauteur de la taille et ils n’ont pas de peaux à mettre sous leur skis pour atteindre les cimes. Quelques heures plus tard, ils atteignent le sommet, prêts à savourer les quinze minutes de descente. Et le plus fou dans tout ça? Ils ont appris à rider directement dans la poudreuse sans remontée mécanique, et sans jamais prendre de cours, exceptés les tutos Youtube qu’ils analysaient étant gamins… Ils représentent la définition du mot « passion ».

C’était très fort de voir les pro-riders partager autant de moments simples avec ces jeunes locaux qui n’ont jamais skié dans une vraie station.

Crédit photo @Louis Garnier

On vous laisse donc sur ces jolies paroles avec le trailer du film qui finira de vous motiver à vous déplacer pour le voir en salles, toutes les infos sont sur le site du film ! 😉

IN GORA – Official Trailer from Andy COLLET on Vimeo.